TF1 - Araignées de mer en surnombre
France 3 - Carnage dans la Manche
Manche Libre - Invasion des araignées de mer
Ouest France - Moules attaquées par les araignées
GEO - Moules menacées par les araignées de mer
Interdiction de se défendre contre les prédations des moules par les araignées, espèce invasive et ravageuse qui prolifère depuis quelques années en détruisant les fonds marins. Alors que nous ne demandons pas d’argent, on nous refuse le droit légitime de défendre nos productions, nos entreprises, nos emplois, nos vies !
Nos productions sont parmi les plus vertueuses. Nous créons de l’emploi et sommes un maillon essentiel dans le tissu socio-économique du département, et malgré tout, mytiliculteurs, ostréiculteurs, nous sommes pointés du doigt par ceux qui sont complaisamment écoutés par l’administration et l’État.
Bon nombre de productions agricoles sont assurables ou reçoivent des indemnités quand elles sont attaquées par des ravageurs ou détruites par la nature.
Nous, nous sommes tributaires des aléas climatiques, du réchauffement de la planète, des fortunes de mer, des fermetures sanitaires… Si seulement les araignées étaient des sangliers, peut-être aurions-nous le droit de faire des battues !
Alors que les représentants de l’État nous refusent tout soutien face à ces enjeux cruciaux, il se pourrait bien que la goutte fasse déborder le vase.
Sans oublier les autres sujets, tous aussi prégnants :
Interdiction de défendre nos infrastructures contre les assauts de la mer.
Dégradations de la qualité des eaux avec des alertes qui se répètent à chaque épisode de pluie.
Etc…
À bon entendeur, …
Les mytiliculteurs normands sont à bout : France 3 - Les araignées
Rien ne les arrête ! Chaque jour, des milliers d'araignées voraces s'en prennent aux moules de bouchot de la côte ouest du Cotentin. Elles engloutissent 20 % de la production. Les mytiliculteurs sont bien autorisés à les capturer, mais ils doivent les rejeter à la mer. C'est sans fin...
Alors que nous nos productions de moules sont lourdement impactées par les araignées, on constate qu'on retrouve le même phénomène de prolifération partout.
APPEL
A MANIFESTER
POUR
LA
QUALITÉ DES EAUX LITTORALES
La
Fédération Conchylicole, L’association Eaux et Rivières de Bretagne, Le
syndicat ostréicole de la ria d’Etel, le syndicat ostréicole de Carnac –
Plouharnel, le syndicat ostréicole des deux rivières, le syndicat ostréicole de
Locmariaquer – rivière d’Auray et le syndicat ostréicole du Golfe Nord
appellent
à manifester le
Mercredi
10 août à 15h
Sur
la
Grande
Plage à Carnac
L’attractivité
du pays d’Auray est une chance pour les habitants comme pour les
vacanciers !!! Pourtant, les élus du territoire ne semblent pas prendre la
mesure des enjeux sur les infrastructures !!! Les associations et les
ostréiculteurs ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la mauvaise gestion
des réseaux d’assainissement entre autres sujets d’inquiétudes.
Les
240m3 d’eau polluées déversées à Carnac la semaine dernière, prouvent, une fois
de plus,
la négligence des pouvoirs publics et des prestataires.
Comment
est-il possible qu’une station d’épuration, en période de grande sécheresse, en
période de forte restriction d’eau potable dans tout le pays, puisse ainsi
déverser dans la mer des eaux usées non-traitées alors que la saison
touristique bat son plein comme chaque année ?
La
collectivité nous ment depuis des années en nous faisant croire qu’elle fait
son travail alors que les faits prouvent le contraire !
Le
message que nous voulons porter lors de cette manifestation pacifique
est :
Qualité
de l’eau, qualité de vie : même combat !!!
Samuel
Durand, président de la Fédération Conchylicole
Cher(e)s collègues, vous êtes convié(e)s à l’assemblée générale annuelle de SYCONORD qui aura lieu le lundi 27 septembre 2021 à 18:00 dans la salle du SMEL à Blainville sur mer.
Cette réunion est ouverte à tous les professionnels, merci de le faire savoir.
Les points suivants seront à l’ordre du jour :
- Point sur la saison de moules.
- Début de campagne huîtres (situation du marché et perspectives).
- Questions diverses
L’activité de récolte des huîtres sur nos côtes normandes existe depuis des temps immémoriaux. Les débuts de l’ostréiculture normande sous forme de reparcage sont attestés au XVIIIe siècle. L’ostréiculture moderne initiée dans la seconde moitié du XIXe sur la côte Est de la Manche prend son essor fin des années 60 sur l’ensemble de nos côtes tandis qu’à la même époque s’accroit le développement de la mytiliculture initiée dans les années 50.
Depuis la fin des années 80, s’appuyant sur les constations scientifiques estimant que la capacité trophique du milieu ne pouvait supporter une augmentation des zones d’élevage, les conchyliculteurs normands ont cessé la création de nouvelles concessions sans abandon de surfaces équivalentes.
Fin des années 90, le nombre de pieux à moules en exploitation a été diminué. Depuis les années 2000, les professionnels se sont imposés des règles afin de diminuer les densités exploitées (nombre de poches par ha, taux réduit d’ensemencement des moules) afin de préserver le milieu nourricier.
Hormis la période d’épizootie de 2008, nos volumes de production sont globalement stables aux aléas de la nature prés.
Les startups conchylicoles des années 1970 ont fait florès et en l’espace d’une vingtaine d’années la Normandie s’est hissée au premier rang des producteurs de coquillages français.
Fin des années 60, des territoires entiers de la Manche étaient en voie de désertification. L’activité conchylicole providentielle a permis de fixer des populations entraînant un développement économique considérable.
Tout un tissu socio-économique s’est développé favorisant villes et villages, écoles et services, secteur privé et secteur public, etc.
Aujourd’hui, les 300 concessionnaires de la Manche produisent annuellement 40.000t de coquillages, pour un chiffre d’affaires de 200 millions €. Rien que dans ce département, la profession, c’est 2.500 emplois directs et bien plus d’emplois indirects ou induits.
Depuis des décennies, nos professions s’inquiètent de l’état de l’environnement et s’alarment de la dégradation inexorable de la qualité de l’eau. Nous sommes en perpétuel questionnement sur les sujets environnementaux. Nous organisons depuis des années des campagnes de nettoyage de l’estran afin de sensibiliser les citoyens en donnant le bon exemple. Nous sommes en perpétuelle recherche de matières plus écologiques et/ou recyclées pour nos installations. Des recherches sont également en cours afin d’apporter des solutions au traitement des coproduits.
Nos coquillages et par conséquent nos entreprises sont les premières victimes des dégradations de toute sorte du milieu marin. Nous sommes littéralement en "bout de chaîne" et tributaires de tout ce qui est déversé dans les fleuves et rivières. Nous sommes à la merci non seulement des tempêtes qui peuvent être dévastatrices mais aussi des fortunes de mer potentiellement catastrophiques avec leur lot de marées noires en tout genre.
Faut-il rappeler qu’il faut 4 ans pour produire une huître et que ce labeur (non assurable) peut disparaître en quelques heures.
Le bilan carbone de la conchyliculture est excellent. Non seulement, nos coquillages pompent du carbone pour fabriquer leurs coquilles, mais ils absorbent également du phosphore et de l’azote. Ils ont un effet positif sur les gaz à effet de serre et limitent l’eutrophisation. Leur exploitation est donc plus que favorable à l’environnement.
Depuis plusieurs années nos coquillages subissent régulièrement des pollutions d’origine humaine. Pratiquement à chaque épisode pluvieux au moins une station d’épuration déborde ou effectue des lâchers, nous obligeant à nous adapter et à purifier nos produits.
La situation est tellement dégradée que des zones de production doivent être fermées temporairement nous interdisant la vente de nos coquillages. Les préjudices commerciaux en termes de chiffre d’affaires et d’image auprès du consommateur sont énormes.
L’État et les collectivités nous doivent une eau propre.
Au vu de ce que nous subissons, preuve est faite que l’assainissement n’est toujours pas satisfaisant. Nous mettons sérieusement en doute la qualité et le dimensionnement des infrastructures qui par endroit n’ont guère évolué alors que sont octroyés toujours plus de permis de construire et que la pression démographique sur nos côtes et en amont augmente.
Il va de soi que nos activités ne peuvent s’effectuer qu’à proximité de la mer. On n’imagine pas des centaines de tracteurs traversant les terres aux mêmes heures de marée nuit et jour pour descendre sur nos parcs sans compter les milliers de m³ d’eau de mer à acheminer pour alimenter nos bassins.
Sous prétexte que la mer envahirait nos établissements dans 5, 10, ou 20 ans, certains prônent le laisser faire et l’inaction sous couvert d’écologie. On nous dit que l’enrochement ou toute autre technique ne ferait que ralentir les choses. Mais c’est bien ce que nous demandons ! Si nous gagnons ne serait-ce que 10 ans face à l’inéluctable, l’investissement en vaut la peine et cela nous donnera le temps de trouver de vraies solutions!
Comment peut-on nous dire sérieusement qu’il est plus écologique d’employer des norias d’engins diesels qui tous les ans rechargent les dunes en sable plutôt que de protéger la côte avec de la roche. En quoi les rochers seraient-ils polluants ?
Partout en France et notamment au-dessous de la Loire, les installations professionnelles ainsi que les habitations ont été protégées. Nous serions la seule région à rester les deux pieds dans le même sabot !
Il parait évident que le coût économique de relocaliser les entreprises, de creuser des canalisations d’eau de mer au cœur des terres et d’encombrer les routes avec des tracteurs est bien plus important que d’installer une défense qui profitera à tous, professionnels de la mer, professionnels du tourisme et habitants.
Les moules sont naturellement collectées en mer lors de leur reproduction puis disposées sur les bouchots pour être élevées jusqu’à la récolte. Tout comme les pêcheurs, depuis toujours les mytiliculteurs remettent en mer les coquillages qui n’atteignent pas la taille minimale requise.
Ces petites moules font le régale de la faune marine. Ces dépôts permettent à la fois de tenir à l’écart des concessions les prédateurs et contribuent à l’engraissement de l’estran et luttent contre l’érosion du littoral.
Il y a quelques temps il a été demandé à la profession de broyer ces coproduits. Outre le fait que nous avons ainsi perdu les bénéfices qu’apportaient les dépôts de petites moules, on nous fait remarquer que dorénavant ce que nous rejetons sont des déchets (puisque broyés) et qu’à terme nous n’aurions plus l’autorisation de le faire.
Or la seule solution pour évacuer nos coproduits consisterait à les charger dans des camions qui les amèneraient à un centre d’enfouissement en Bretagne. Il faudrait donc mettre sur les routes une flotte de camions six jours sur sept pour acheminer des coquillages pour les enterrer… En quoi est-ce plus vertueux que de relâcher des produits naturels en mer ?
Comme tous les métiers de production, les conchyliculteurs sont soumis à de plus en plus de contraintes administratives, sanitaires et autres. C’est tout à fait normal et les professionnels ont concouru à l’élaboration du cadre législatif qui les régit.
Cette pression n’en est pas moins forte et exacerbe les difficultés individuelles de chacun.
Depuis quelques temps nous sentons monter une sorte de ressentiment, un "conchy-bashing", d’une certaine frange de la population menée par des associations plus ou moins sectaires à l’encontre de nos professions.
Plutôt que de considérer les sentinelles de l’environnement que nous sommes par nature, ils s’acharnent à nous stigmatiser tous azimuts. Nous sommes de plus en plus confrontés à ces shérifs autoproclamés, par ailleurs en grande partie retraités, en grande partie également fraichement établis sur nos côtes, et qui donnent le sentiment de vouloir nous repousser aux confins, loin de (leurs) yeux et de leur vue sur mer.
Tous les prétextes sont bons pour nous montrer du doigt. La loi nous impose d’entretenir nos concessions, mais si nous le faisons on nous attaque. Par contre, quand cela arrange ces pseudo-défenseurs de l’environnement, il n’est pas interdit de recharger en sable les digues de leur station balnéaire.
Ajouté aux difficultés quotidiennes de chefs d’entreprise, cette atmosphère délétère pourrait aisément échauffer les esprits et dégénérer. Les gens de mer n’ont pas la réputation de se laisser faire sans réagir, qui plus est quand ils sont dans leur bon droit.
Les conchyliculteurs normands ont toujours favorisé la bonne entente sur le domaine public maritime pour éviter tout conflit d’usage. Par exemple, les touristes pêcheurs à pieds peuvent librement traverser nos concessions.
On peut toujours s’améliorer et nous y travaillons, mais il est intolérable de recevoir cet anathème de la part de personnes qui n’ont même pas l’honnêteté de considérer les efforts déjà entrepris ainsi que les travaux en cours.
Les excuses :
https://blog.bouyguestelecom.fr/on_sengage/message-aux-professionnels-de-la-conchyliculture/
Article France 3 :
L'action de Lorient était la première, elle sera aussi probablement la dernière : moins de deux heures après, Philippe Le Gall recevait le mail suivant émanant de la direction nationale de Bouygues Telecom qu'il nous lit au téléphone : "sensible aux difficultés rencontrées par votre profession cette année et parce que nous avons à cœur de soutenir les territoires, notre direction a pris la décision de suspendre la campagne, le temps d'y apporter les corrections nécessaires. Nous faisons au plus vite techniquement. Certains supports peuvent prendre quelques jours mais le mot d'ordre est passé dès ce matin. J'espère que cette décision permettra de rassurer un peu vos adhérents".
Dès lors, le président du comité national de la conchyliculture demande aux producteurs de suspendre les actions prévues, "en attendant de voir quels sont les ajustements apportés à cette publicité".
Bonjour à tous,
La fin d’année représente 80% des ventes d’huîtres.
En ces temps de pandémie et de confinement, l’ensemble des professionnels de l’ostréiculture se bat pour survivre alors que nos débouchés se ferment les uns après les autres nous promettant un avenir bien sombre à brève échéance.
Rater les fêtes de fin d’année est synonyme pour de nombreuses entreprises ostréicoles de mort économique.
Afin de mettre toutes les chances de notre côté, nos organisations professionnelles ont engagé leurs maigres ressources avec l’aide de nos régions et de fonds européens dans des publicités notamment télévisées afin que les consommateurs n’oublient pas nos produits et répondent présents lors de ce moment crucial.
Tous ces efforts de production et de promotion que nous menons depuis des années sont flétris en quelques secondes par cette publicité Bouygues qui dit sans détour que les huîtres rendent malades ceux qui les mangent. Au vu de la puissance du groupe Bouygues, nous ne doutons pas qu’elle sera matraquée et diffusée et que nos propres efforts marketing seront anéantis.
Nous sommes tout bonnement écœurés de constater qu’une entreprise comme Bouygues, qui plus est faisant partie d’un groupe de media, se permette de discréditer nos coquillages et notre travail. Vouloir faire de l’humour en dénigrant nos coquillages et par extension ceux qui les produisent est inadmissible !
Même si le mal est déjà fait, les ostréiculteurs français n’en resteront pas là. Nous exigeons l’arrêt immédiat de la diffusion de ce spot et demandons des compensations conséquentes pour rétablir au plus vite notre image.
Vous trouverez ci-dessous un courrier des syndicats ostréicoles Bretons au sujet des prix à la production et de la répartition des marges dans la filière.
Ce courrier est diffusé via le mail de la fédération des syndicats ostréicoles en cours d'élaboration.
LES SYNDICATS OSTREICOLES DE BRETAGNE
Aux acteurs de la filière ostréicoles française,
Producteurs, Expéditeurs, Ostréiculteurs détaillants, Courtiers,
Le 04/11/2020,
L’année 2020 a commencé avec son lot de complication par le norovirus puis avec la première vague de COVID19. Ce premier épisode a déstabilisé le marché ostréicole et de fait entraîné une baisse significative des prix de vente à la production.
Heureusement le marché estival, par une fréquentation soutenue sur le littoral, a tenu ses promesses en terme de volume mais encore une fois : à quel prix pour le producteur ?
En ce début de saison marqué par cette seconde vague de la pandémie, nous constatons que la pression sur le producteur est toujours la même.
Nous sommes conscients que l’incertitude du marché actuel n’entraîne pas la sérénité nécessaire a une bonne dynamique.
Par contre, au lendemain de la publication des relevés de prix réalisés par France Agrimer dans le cadre de l’observatoire des prix, nous ne comprenons pas la répartition des marges dans la filière.
Ces relevés donnent un prix moyen de vente en octobre 2019 à 8,5€/kg et en octobre 2020 à 8,3 €/kg soit une baisse de 2,35 %.
Dans ce même laps de temps le prix à la production sur le calibre n°3 est passé de 2,8€/kg à au mieux 2,3€/kg soit une baisse minimum de 18 %.
Avec ces chiffres, une baisse de 2,35 % a été consentie aux consommateurs. Il n’y a donc aucune raison pour que le producteur se voit contraint à une baisse de 18 % par différents actuels de la filière.
La FCD (Fédération du Commerce et de la Distribution = GMS) annonce au CNC qu’il pratique des prix identiques à la saison 2019.
On est donc en droit de se demander a qui profite cette nouvelle répartition des marges si ce n’est pas aux membres de la FCD ?
Pour un maintien de l’ensemble de la filière, il est urgent de revenir à une répartition des marges plus équilibrée.
Sans ce rééquilibrage des marges, la pression sur les producteurs laissera des traces indéniables et peut être fatales pour certains.
Une filière sans ses producteurs n’a plus d’existence !!!